lundi, avril 19, 2010

Ouvrez ouvrez la boîte de pandore....

Pandora Current Status
Bon, je laisse tomber la GP2X Wiz (pourtant sympa en principe) pour cette petite merveille qu'est la Pandora (voir lien).

DO WANT!

Je crois qu'elle a tout ce que je cherche: linux, wireless (pour internet et l'email), pads optimisés (trop souvent oublié), mémoire, extensibilité (usb, sdhc...), autonomie, touch screen (indispensable pour remplacer la souris dans cetains jeux), très bonne résolution (pour la vidéo mais aussi surtout l'amiga et dosbox!), taille, performance 3D (N64 et dreamcast!!)....

Seuls trucs manquant (en me forçant un peu): caméra et motion sensor, bref que des trucs gimmick vraiment optionels pour faire un peu nintendo DS ou iPhone...

Pourquoi jouer? L'enfer c'est les autres?

Gamble your life away in ZT Online

Voilà un article passionant et qui déclenche un débat tout aussi intéressant: que recherchent donc les joueurs dans le jeu?
Cela ne se limite pas aux MMORPG mais aussi aux jeux de casinos et à toutes les formes ludiques.

Je pense qu'il y a différent types de joueurs, et je ne suis pas le seul, comme le prouvait de façon scientifique BrainHex, avec un test qui retournait des types comme "Seeker", "Achiever", "Socialiser", et ainsi de suite...

Pour la petite histoire, je suis un Mastermind-Seeker (un type assez courant il paraît), ce qui explique à mon avis mon goût pour le tour-à-tour, la stratégie et les jeux d'exploration et de conquête comme Empire, Stone Soup, Oblivion, NWN, Colonization, Advance Wars, ou Civilization...

D'après la description du Mastermind-Seeker type:
"You like solving puzzles and devising strategies as well as finding strange and wonderful things or finding familiar things.

Each BrainHex Class also has an Exception, which describes what you dislike about playing games. Your Exceptions are:
» No Mercy: You rarely if ever care about hurting other players' feelings - mercy is for the weak!"


J'aime aussi les jeux d'aventure, pour l'aspect progression de l'histoire par étape, souvent plutôt que l'histoire elle-même à vrai-dire.
C'est presque mon seul côté social: j'adore résoudre un jeu d'aventure avec une autre personne à mes côtés, c'est un peu comme suivre et commenter un film, mais en plus interactif!

Sinon c'est vrai que je suis assez sarcastique lorsque je joue (même et surtout au tennis!).
Cela me permet de filtrer mes adversaires: je n'aime ni les gens qui ne jouent pas sérieusement (adversaire trop mou), ni les gens trop sérieux qui crisent et oublient que ce n'est qu'un jeu!

Une de mes règles d'or pour maximiser le fun: trouver l'adversaire ou le défi approprié est super critique pour moi!

Je tombe donc à côté de la plaque des créateurs de ZT online, ou des vendeurs d'options/extensions payantes (genre le poney celeste de WOW...), à moins que le contenu en question ne rallonge l'histoire.
Je pense que ceux qui tombent dans le panneau sont les profils plus sociaux qui recherchent la reconnaissance et l'estime des autres au travers du jeu...une chose dont je me tape incroyablement le coquillard!

En fait j'ai tendance à me poser des défis gratuits, à plus ou moins long terme lors des sessions de jeux que j'aime: récupérer tel artefact, tel truc (généralement avec un montant limité ou mieux, gratuitement), comme ce fut le cas avec FarmTown: je voulais une rivière (niv 36), sans amis ni dépenses et puis marre! Avec cette optique même le jeu le plus nul (comme FarmTown en fait...) peut devenir intéressant.
Pareil avec Kingdom of Loathing: je veux un béret magique le plus vite possible, donc je me prépare pour une kittycore Accordeon Thief un de ces quatres.
Pour le moment je finis mon premier oxycore pastamancer, avant de faire peut-être une pause softcore Tortoise Tamer puis une ou deux ascensions oxycore en préparation...
Sans cela, le jeu me semblerait infini ou presque...
Dans Urban Dead, je me limite à une déontologie Dual Nature pour progresser, en attendant de me trouver sans rien à faire (je pense alors passer à la chasse aux sapins de noel...il en reste 6 sur la carte...)

Enfin je n'ai que très peu voir pas de réactivité lorsqu'un djeune troll cherche à m'"aggraver": je m'en fout royalement, sauf si j'ai décidé de passer en PK/PvP, auquel cas son massacre sera mon prochain défi à court terme, avant de reprendre mes activités...tout est jeu pour moi!

Ainsi souvent j'utilise les options disponibles et je me roule mon propre jeu: une habitude de fils unique sans doute?

jeudi, mars 25, 2010

EFF panel: Architecture is policy - Boing Boing

EFF panel: Architecture is policy - Boing Boing
Passionnante vidéo: en fait, toute la sécurité d'Internet repose sur une fondation pourrie. Les causes et les solutions discutés sont également intéressantes.

Encore une fois, l'éducation est une des solutions. Redéfinir la notion de confiance en est une autre. J'aime bien l'idée de confiance doublement validée par deux differentes sources, et surtout la notion de transparence dans la délégation des responsabilités. C'est clair que le système actuel est au bord de la falaise, comme ils disent...

lundi, janvier 25, 2010

Assault on Owsledayle...

Après une surprenante longue survie, je suis finalement tombé hier matin pendant un assaut longtemps anticipé sur la tour a 2h du matin.

J'ai juste eu le temps de m'amuser un peu en zombie: casser une barricade pas trop solide et pleine de juteux cerveaux, pour m'infiltrer grâce à mon don unique pour ouvrir les portes, puis commencer à donner quelques coups de pattes au pif dans le noir...avant de m'écrouler ce midi avec une seringue de revivification dans la nuque.
La non-vie est courte, il faut en profiter!

La barricade a été solidement reconstruite depuis, et j'attend de me récupérer un peu avant de me relever et de soigner mon infection. Je dois ma re-vie à deux membres d'un mystérieux groupe, le H.A...

Bon, on dirait que je ne vais pas encore avoir le temps de progresser ma Vigor Mortis cette fois-ci, n'empêche que c'est bon de respirer!

Je me tâte pour ma prochaine skill de Vivant: le sens pratique m'incite à sauter sur body building pour augmenter mes chances de survie, mais pour le long terme et l'xp je pencherai plutot vers necrotech niveau 2 ("re-animateur") pour aider la reconstruction du quartier. Diagnostic est aussi sur ma liste, mais il y a souvent moyen de se débrouiller sans, juste en demandant.
Enfin, comme il faudra bien me remplir à nouveau en munitions au poste de police local, sait-on jamais si je trouve un pistolet ou un second fusil, il se peut que je dépense toute mon xp dans une voie plus facile...

mercredi, janvier 20, 2010

Réveil difficile...

Urban Dead Map

La vie était presque redevenue normale dans la barricade d'Owsleybank. Seulement...

Je me suis réveillé ce matin dans le Crosswell building nez-a-nez avec 2 zeds, un de mes co-barricadiers morts, l'autre infecté et le reste en fuite. S'ensuit une bataille en temps rel ou j'ai eu juste eu le temps de hacher menu un des zombies, de virer un cadavre avant qu'il ne s'anime et d'enfermer les zeds avant de sauter par le toit dans la station de police avoisinante (Ruggevale Walk Police Station, maintenant un champ de bataille et une montagne de cadavres...bientôt réanimés).
Au passage, j'utilise mon extracteur d'ADN NecroNet pour me rendre compte qu'un des zeds est membre de The Dead...pas bon du tout, ça...je suis que niveau 7 mais j'ai déjà entendu parler d'eux et de leur technique de déferlante en masse qui rase des quartiers entiers.

Juste eu le temps de me retaper un peu et de recharger mon fusil encore fumant avant que ce soir le poste de police ne tombe aussi, avec 4 zeds...tout est en ruine...les flics étaient pourtant confiants.

Ce soir je n'ai plus de points d'action, je m'accroche à ma hache et à mon fusil avec les 4 autres survivants en espérant que les flics de Dunel Hill survivent dehors.

La nuit va être longue, mais si la barricade tombe, nous ne partirons pas sans nous battre...

(à suivre)

vendredi, janvier 08, 2010

Urban Dead: vivant!

Enfin débarrassé de cette saloperie d'infection contractée dès le niveau 1 suite à la morsure d'un zombie anonyme, et après m'être traîné lentement jusqu'à un hôpital...le plus dur étant de trouver un point d'accès, heureusement je suis scout, sinon je serais encore à la rue.
Bref je suis en ce moment occupé à hacher du zed dans les parages de la cathédrale St Jude, après m'être soigné et équipé à Aloysius Hospital (merci bon St Eloi!).

Mon nouveau terrain de jeu sur Urban Dead: le sud de Dunel Hills. Il me semble proposer un bon équilibre de danger/activités/lieux interessants.
J'ai aussi rejoint le groupe Dual Nature (en fait plutôt un style de jeu...ou des "guidelines" comme dirait le capitaine Jack Sparrow...) qui résume bien le RP que je cherche dans ce jeu: je m'incarne à fond dans ce que je suis, quoi que je sois!

Entre temps j'ai été réanimé (et tué, suite de l'infection le plus souvent) 3 fois quand-même!
Dur dur l'infection, et dommage que je n'aie pas noté le nom de mon empoisonneur...*vengeance*

Maintenant équipé et avec un bon assortiment de compétences, me voilà prêt à bouffer du zed...en attendant de changer de côté un jour bien sûr...mais le plus tard possible!

Le plus dur au démarrage de ce jeu (hormis cette $%^ d'infection), c'est de courir et de se cogner à toutes les barricades lorsqu'on est vivant, car on ne comprend pas bien la logique des survivants qui s'organisent en réseaux..mais une fois dans un réseau pas trop menacé, ça devient plus facile de s'orienter.

Prochaine étape après avoir ajouté 2-3 compétences: l'alliance avec d'autres, et la reconstruction d'un quartier dans les zones plus dangereuses...

mercredi, décembre 16, 2009

Software Engineering Proverbs

Software Engineering Proverbs: "A clever person solves a problem.
A wise person avoids it.

-- Einstein"

Voilà un conseil utile pour atteindre l'ataraxie: prévenir plutôt que guérir. Facile à dire mais aussi facile à oublier lorsqu'on se précipite.

Première résolution pour 2010: prendre du recul, me recadrer et me focaliser. Répéter le cycle régulièrement pour une meilleure efficacité!

un proverbe de bebert

Software Engineering Proverbs: "The significant problems we face cannot be solved by the same level of thinking that created them.

-- Albert Einstein"

Comme quoi il faut toujours prendre du recul, et arrêter de se fourrer le nez directement là où on pense que le problème se trouve...la cause est souvent ailleurs.

Pareil ici, à propos du ciblage de l'effort:
"It is not enough to do your best: you must know what to do, and THEN do your best"

-- W. Edwards Deming

Ca arrive souvent de faire un truc fantastiquement beau qui ne sert à rien...personnellement moi j'appelle ça de la Formation ou de l'Art.

mardi, décembre 08, 2009

Des dieux dans les Jeux de Rôle...

Dungeons & Dragons: Deities & Dmigods (Cthulhu Edition)

Avec Kingdom of Loathing, voici encore une autre belle façon de gaspiller mon temps. Ce site est terrible, et cette série d'articles tout bonnement excellente!

Action: il va falloir que je me télécharge toute la collection des vieux manuels d'AD&D pour rire. Dont le fiend folio, deities et demigods original, et toutes ces sortes de choses.

Et ce scénario classique, Tomb of Horrors, a même été adapté pour la 4E. Il va falloir que je fasse essayer à des joueurs dès que j'ai l'occasion (pas avant 2025...).

Countenances agree up and down. It pretty. - Turning_Japanese.esp

Oblivion's Wonderful Legacy (Act III) - Turning_Japanese.esp

A HURLER de rire!

Oblivion + mods + les commentaires en engrish....

mardi, décembre 01, 2009

Comment ça marche? L'exploitation capitaliste

Executive compensation vs. the world - Boing Boing

J'aime particulièrement cette citation de Grover Norquist:
«I don't want to abolish democracy. I simply want to reduce it government to the size where I can drag it into the bathroom and drown it in the bathtub.»
Tout en m'insurgeant contre cette déclaration, je constate qu'elle résume bien de façon "honnête" -et à voix haute, ce qui est rare- la mentalité sournoise du capitalisme.
Le cité doit avoir confiance (justement, d'ailleurs) dans le fait que la révolution n'aura certainement pas lieu pendant sa vie,e t que d'autres formes d'exploitation et de contrôle apparaîtront d'ici là...

Errata! la citation est incorrecte: «My goal is to cut government in half in twenty-five years, to get it down to the size where we can drown it in the bathtub.»
Pas franchement la même chose! Ca m'apprendra à citer les commentaires d'un blog (même si je suspecte littlebrother d'être Cory l'auteur du blog)...
Déclaration en fait anti-étatiste tout autant intéressante (belle allitération en T).
Entre corporatisme et étatisme: à qui se fier?

lundi, novembre 23, 2009

la toile rend-elle con?

Malwebolence - The World of Web Trolling - NYTimes.com

Voici un article passionnant sur une "nouvelle" forme d'anarchisme et de misanthropie en ligne: les trolls-bullies.
Les idées éthiques soulevées sont intéressantes et simplistes en apparence, bien qu'elles se révèlent à mon avis plus complexes lorsqu'on gratte la surface.
En voici quelques unes:
- tout le monde a-t-il le droit de se connecter sur la toile? Ne faudrait-il pas un certain élitisme pour éviter toutes sortes de "pollutions" de la toile ? Tout le monde a-t-il le même droit à la liberté d'expression?
- une faille non colmatée ou un mauvais flicage de site donnent-ils le droit d'en abuser? Peut-on abuser des faibles seulement parce qu'on est plus fort? (à mon avis, c'est la définition des bullies qui cèdent à la facilité).
- comment réagir face à des commentaires anonymes en ligne? Quelle valeur pour ces commentaires?

J'aime particulièrement bien le raisonnement sur les "cheveux verts": comme quoi en général, on se moque d'une remarque ridicule faite par un inconnu "tu as les cheveux verts", mais si le sujet concerne qqchose de réel ou proche "tu est un mauvais journaliste", alors des remarques sans fondements faites par des inconnus anonymes deviennent soudain blessantes pour certains, qui partent en vrille.

La clef contre la crédulité est de vérifier ses sources, et cela requiert une certaine pratique et méthode qui doit s'apprendre et se tenir à jour régulièrement.

Il faut aussi impérativement un niveau de recul que l'on aurait naturellement je crois face à des gens, et que l'on perd pour je ne sais quelle raison lorsqu'on bascule "en ligne".

De même, le bon sens disparaît souvent en ouvrant le navigateur, et des gens livrent des détails ou des secrets sur le web.

Il y a aussi enfin le confort de l'anonymat présupposé (et de moins en moins véritable), qui ouvre les subconscients et leurs fantasmes.

Pour conclure je vais paraphraser Nietzsche en disant "lorsque nous regardons la toile, la toile aussi regarde en nous".
En d'autres termes: la grande mis-conception du réseau, c'est que ce n'est pas nous qui allons sur la toile pour surfer, c'est la toile que nous laissons entrer chez nous...

jeudi, novembre 19, 2009

Citation de Babbage

Great programming quotes - Stack Overflow: "On two occasions I have been asked, 'Pray, Mr. Babbage, if you put into the machine wrong figures, will the right answers come out?' I am not able rightly to apprehend the kind of confusion of ideas that could provoke such a question.

Charles Babbage"

Formidable cette citation...elle résume si bien l'attitude des utilisateurs qui veulent qu'on leur explique comment faire leur boulot en mieux sans prendre le temps de fournir aucune information solide ni fiable. En gros, «le programme va tout trier et tout comprendre pour moi sans que je lui dise un mot!». Le seul hic, c'est qu'il faut prendre le temps d'expliquer les choses au programmeur avant, sinon c'est comme une machine à merde: elle rend ce qu'on met dedans!
Sauf que parfois, quand on commence à comprendre et décomposer leurs tâches quotidiennes, on commence à se rendre compte qu'il font leur boulot de façon si mécanique qu'on peut se passer d'eux et les remplacer facilement par un petit script quotidien...

En basic ça donnerait:

10 si nouveau mail alors ouvre mail sinon goto 30
20 repond mail
30 si navigateur fermé alors ouvre navigateur
40 surfe un peu
50 si 10:00 alors pause café
60 si 12:00 alors pause dejeuner
70 si 17:00 alors rentre chez soi
80 goto 10

vendredi, octobre 16, 2009

En finir avec l'ère religieuse...

J'écoute pour la première fois ce jour M. Onfray, répondant aux auditeurs le 1er Août 2008:
"C'est l'arrivée d'une religion qui détruit une autre religion, et jamais on n'a eu l'exemple de l'abolition d'une religion par une autre philosophie."

En exemples: Robespierre et le culte révolutionnaire de l'être suprême, puis le Soviétisme.

Et finalement: "On ne décrète pas du jour au lendemain la fin d'une religion. La religion obéit à plein de choses et si veut s'attaquer à une religion il faut s'attaquer à ce qui rend possible la religion. Ça n'est jamais une bonne chose de s'attaquer à une religion.
En revanche attaquons-nous à ce qui génère les religions.
Justement, en faisant l'histoire des religions.
L'intérêt c'est de montrer qu'il y a eu et qu'il y a encore plein de religions, et que les religions sont mortelles. Valéry disait que les civilisations savent qu'elles sont mortelles et il faudrait faire de même avec les religions."

Puis, je simplifie, mais l'idée est de donner une peu de modestie aux religieux, de leur faire réaliser que leur religion n'échappera pas au cycle de vie des autres religions passées. Et aussi de briser les mythologies toutes faites, et de réaliser que les religions se sont étendues et développées par mouvements de population, pas par révélations de dieu.

Wahou, il y a un sacré paquet d'information là-dedans!

- Rester underground. Je crois qu'il a un point fort ici: en s'attaquant de front à une religion on attaque un affect multi-générationel, à une culture, à une civilisation et on risque gros en parlant à des sourds. On risque de se prendre le plafond dans la tête, et par plafond je veut dire tous les brutos fondamentalistes, les couches respectables de la société, le pays, etc.
On est de plus soi-même généralement issu de tout cela et il est tout simplement impossible de tout renier sans garder des miettes!

- les religions sont mortelles: ça colle avec Epicure qui dit que les dieux sont matériels et n'échappent pas aux lois de la nature, donc à la désintégration...

- Enfin, comment s'en prendre à elles. Je comprends bien l'idée d'expliquer par l'historiographie des religions qu'elles sont éphémères, mais je suis moins enthousiaste et convaincu que Michel Onfray en ce qui concerne l'efficacité de l'argument sur les religieux.

Comme il le disait fort justement lui-même auparavant, les religions sont championnes de la survie et savent se recycler en prenant de nouvelles formes qui s'adaptent aux nouvelles théories et philosophies.
Et encore, ça ne s'applique qu'à ceux que l'on peut convaincre par la raison: les purs et durs se contrefichent et méprisent les cultes antérieurs forcément faux et s'y croient toujours supérieurs.

On a ainsi le paradoxe d'une entité polymorphe qui s'adapte en reniant ses formes passées. Cette entité est donc certainement pleine de contradictions mais elle sait amputer les idées les plus gênantes (souvent les plus anciennes), au fur et à mesure qu'elle grossit et phagocyte tout ce qui la gène!
De toute façon, cette entité se dit au-dessus des lois et se contrefout de la raison, donc les contradictions peuvent bien y stagner quelque temps...

Les cultes seraient-ils sujets à la volonté de puissance comme des êtres vivants? Bien évidemment, vu qu'ils ne sont que la façade d'individus ou d'une association d'individus à intérêts communs...

koi c ke g di ?? lol

Lorsque je me prend la tête à essayer de retrouver les accents sur un clavier étranger, certains ont largement laissé tomber le fait même essayer de parler ou écrire le français correctement...le résultat est tout bonnement insupportable à lire.

Après, qu'on ne vienne plus me parler de discrimination sociale: quelle crasse, quel laissez-aller dans ce langage de merdre!
Est-ce qu'au moins ça leur permet de taper le texte plus vite? Je n'en suis pas persuadé vu le nombres de typos (il n'y a même pas une grammaire consistante dans cette nov-langue!).

Le respect de soi est pour moi capital, et je considère le langage comme la traduction de la pensée. Donc si ce n'est que la face visible de l'iceberg, je n'ai pas envie de regarder sous l'eau!

mardi, octobre 13, 2009

Leçon d'un stoïque

Marc-Aurèle résume bien ma situation actuelle:
" VII - Les accidents du dehors te distraient-ils? Donne-toi le loisir d'apprendre quelque bonne vérité, et cesse de te laisser emporter par le tourbillon. Evite aussi désormais cet autre égarement. Insensés, en effet, sont ceux qui, à force d'agir, sont fatigués par la vie, et n'ont pas un but où diriger tout leur élan et, tout à la fois, leur pensée toute entière."

Il faut donc éviter de s'éparpiller...bien appropriée pour moi cette recommandation.
Mon père était donc bel et bien un stoïque avec son "bien faire et laisser dire"!

Qu'est-ce que je faisais chez Marc-Au en ce jour d'automne?

En fait, je recherchais quelque consolation après avoir vu mon nom en tout petit dans la gazette de la Cie, noyé dans la liste de contributeurs du projet qui m'a pris une année de travail, alors qu'une demi-douzaine de personnes ont eu droit à leurs photos en couverture et un entretien d'une demi page et photo individuelle.

Vanité, quand tu nous tiens...j'ai atterri chez les stoïques qui ont toujours une phrase juste pour ce genre de sentiments. Pas de tetrapharmakon (quoique "le mal est facile à éviter" ça s'en rapproche un peu mais de loin quand-même), juste un truc qui permette de serrer les dents et de rebondir sur des bases plus positives.

Les japonais ont une chouette icône ascii pour cela: orz (le gars passif-agressif qui frappe le sol du poing en ravalant sa rage). Mais ils ont aussi le sepuku...

le français n'est rien d'autre que de l'anglais étendu?

Keyboard layout - Wikipedia, the free encyclopedia
Enfin grâce au mode clavier UK extended, je vais pouvoir saisir les accents sur mon clavier rosbif sans avoir à apprendre les codes ASCII par cœur ni utiliser le correcteur orthographique tout le temps! Encore une preuve que la méthode est bien l'économie de la mémoire.

Je m'engage passer le temps ainsi économisé à me relire pour minimiser mes conneries =)

Note: je ne sais toujours pas comment saisir le œ... 

lundi, octobre 12, 2009

Au cirque, les bouffons!

The Genius of Charles Darwin - 4oD - Channel 4

Je ne comptais pas forcément discuter de cela aujourd'hui mais je suis tombé sur les dernières minutes du dernier épisode de cette émission hier par hasard, et je m'ai même pas eu le temps de regarder ce si peu de manière correcte.
Après un peu de recherche ce matin au calme, j'ai découvert que l'émission était présentée par Dawkins, un autre athée notoire qui crée la même polémique dans le monde anglo-saxon que Michel Onfray, avec la différence notable qu'il est encore plus direct et virulent contre les religions (sans doute par réaction car les cathos francais sont un peu plus essoufflés et moins argentés que les protestants puritains anglo-americains).

Et là je me demande: faudrait-il un fanatisme athée? Serait-ce seulement possible?

La question première est "Soit, mais dans quel but?"
Je pense que c'est tout ou rien si l'on part dans ce raisonnement.
Créer une civilisation athée devrait donc être le but a priori, pour contrebalancer les civilisations passées polythéistes (on parle en effet toujours de panthéons par culture: grec, romain, viking, celte, maya...), et les monothéistes (quoi qu'on en dise, chaque pays a sa religion officielle de nos jours, et les quelques mélanges sont juste la pour étoffer les statistiques officielles et prouver que certains pays sont plus diversifiés ou tolérants que d'autres...).

Le but etant fixé, serait-il possible d'achever un tel fanatisme?
Je ne suis pas si sur. Lorsque l'objet du fanatisme est parfaitement defini (...artificiellement dans le cas des fanatismes classiques: par un livre de reference et un gourou), c'est plutot facile, tout le monde n'a qu'a suivre le modele a la lettre et le panurgisme s'ensuit par habitude: avec les purs et durs suiveurs "a la lettre" en pointe, puis les convaincus et la base tiédasse qui suit comme toujours par effet de mode, avec par-ci par-là quelques tourbillons "de récupération" causés par des opportunistes, des dissidents...(pour me representer ce phenomene je pense aux losanges du "jeu de la vie" de Conway, lorsqu'un motif crée une explosion qui avance et laisse une trainee derrière elle).

J'ai peur que l'athéisme, presque toujours individualiste, ne soit condamné à apparaître et disparaître épisodiquement tel un phénix. Ceci dit, les communismes (chinois et russes) pourraient etre consideres comme des sortes de cultures athées, malgré la presence de sortes de prophetes et de livres pour se justifier.
Il est difficile de nos jours de se réclamer de ces états communistes totalitaires et de penser qu'ils furent/sont les plus proches de l'idéal athée. Pourtant, ces débuts détournés de leurs fins premières tendent a prouver qu'il y a moyen pour un état athée de s'établir, sinon de durer.

Question finale: le fanatisme athée serait-il souhaitable?

Ne risquerait-on de guérir le mal par le mal? Je lis les reactions sur autour de l'émission de Dawkins sur Darwin et la violence des religieux contre les athées est effrayante, parfois celle en retour ne cherche qu'a heurter plutot qu'a convaincre!

Même constat sur amazon dans les commentaires sur les livres de Michel Onfray (entre ceux qui l'aiment et ceux qui ne l'aiment pas.

Desproges disait que "je ne parle pas aux cons, ça les éduque", cela vaut-il la peine de risquer sa vie et sa santé mentale en essayant de convaincre des fous-furieux pire-que-sourds (tels sont ceux qui ne veulent pas comprendre ni entendre)?

Je me souviens avoir eu des conversations sans fin avec deux croyants modérés qui étaient convaincus que le centre du monde était leur lieu saint et qui préféraient s'enfoncer dans leurs faussetés géométriques (avec une orange a l'appui: ou est le centre d'une sphère?) plutôt que de s'avouer vaincus. Et dire qu'on leur doit la géométrie...

Dans ce cas typique d'impasse, les croyants vont soit:
1- se butter et secouer la tête en disant non-non-non j'ai raison t'as tort
2- jouer la montre en demandant a consulter leur doudou/livre sacré/gourou/penseur par délégation/rayer la mention inutile
3- en remonter a en-haut pour dire que c'est comme ça et pis voilà, tu peux pas comprendre
4- s'énerver et devenir menaçants (la paix d'en-haut étant rarement applicable a ceux qui n'y croient pas, les religions les plus pacifistes pouvant jeter des petits sourires au fond méprisants qui veulent dire "tu peux pas comprendre"). Cette dernière catégorie englobe aussi le classique "c'est celui qui dit qu'y est" du politiquement correct: on se fait maintenant traiter de fanatique faiseur de martyrs pour avoir dit quelque-chose d'aussi méchant...voir encore à ce titre les cathos qui parlent d'un retour a l'empire romain et aux lions sur amazon.fr au sujet d'un livre!
Peut-être effectivement faudrait-il jeter aux dragons ceux qui croient au père noël...

L'élitisme de Nietzsche commence a prendre son sens, et tels les juifs sous l'inquisition, peut-être vaut-il mieux faire semblant d'appartenir et de se conformer au credo dominant, sans renoncer pour autant à ne pas croire. Peu importe après tout que l'humanité croie à une chose ou une autre, la bêtise humaine n'ayant pas de limite, je crois que (heureusement) nous ne serons jamais des fourmis uniformément convaincues de la même chose, et c'est peut-être - tant mieux - ce qui permettra d'avoir des débats jusqu'à la fin des temps (à laquelle je ne crois pas, soit dit en passant, mais ça sera le sujet d'un autre article sur l'infini).

Comme dit l'autre "Quand je vois ce que je vois et que j'entends ce que j'entends, je suis bien content de penser ce que je pense!"

vendredi, octobre 09, 2009

Microcosme et méthode

Microcosme : voilà le terme Democritéen que j'aurais du utiliser au lieu de "micro-monde" dans mon article précédent!

De plus, d'après l'article de Wikipedia il semble que Pythagore ait conclu un peu la même chose que moi (par rapport a ma chronologie, ou moi que lui, historiquement parlant...):

Pythagore (vers 530 av. J.-C.) développe le concept de microcosme. Un texte postérieur lui fait dire ceci :
"On dit de l'homme qu'il est un microcosme [mot créé plus tard, par Démocrite], non parce qu'il est composé des quatre Éléments -car c'est aussi le propre de chacun des êtres vivants et même des plus rudimentaires - mais parce qu'il possède toutes les valeurs du cosmos. Dans le cosmos, en effet, il y a des dieux et il y a aussi les quatre Éléments [découverts plus tard, par Empédocle], les animaux sans raison et aussi des plantes. Toutes ces valeurs, l'homme les possède. Il a, en effet, une vertu divine, la raison ; il a les possibilités naturelles des Éléments : se nourrir, se développer et engendrer son semblable. Il est cependant imparfait en chacune de ces valeurs et, de même que l'athlète complet qui n’a la forme nécessaire pour toutes les épreuves est inférieur dans chacune à celui qui ne pratique qu'un seul sport, ainsi l'homme, qui détient toutes les valeurs, souffre d'insuffisance dans chacune d'elles." Vie de Pythagore, apud Photius, Bibliothèque, t. VII, Belles Lettres.

Pour la petite histoire, je suis tombé sur le terme en lisant cet article sur Démocrite, dans un site très intéressant ou j'ai été attiré par une utile comparaison de Democrite et d'Epicure, meme s'il reste encore moins de traces de Democrite que d'Epicure.

Une différence: Pythagore semble incorporer la raison (le divin) dans le microcosme alors que je pense que la raison, la conscience EST le reflet extérieur d'un microcosme qui lui-même a une forme matérielle (persistance neuronale?), réfléchie et nourrie à partir des flux perceptifs provenant du Monde extérieur.

Pour moi la raison part d'un modèle interne imparfait que nous nous représentons du monde extérieur et a partir duquel nous expérimentons intérieurement plus ou moins sciemment (pensée, imagination, rêve).
Je suis tout a fait d'accord avec Pythagore sur l'imperfection du modèle, et je trouve important de réaliser l'impossibilité physique et logique qu'il le soit.

Aussi je me demande , y-a-t-il importance, voir intérêt à vouloir se représenter le monde de manière parfaite, identique comme le souhaitent les idéalistes?
Bien sur que non.

Primo, devenir le Tout, se représenter le Tout complètement et parfaitement n'est d'abord pas physiquement possible (voir physique Epicurienne: comment un corps, une partie pourrait-elle être le tout?), ni franchement souhaitable a priori: quel intérêt d'être quand on sais tout ce qui est?

Sans compter les paradoxes logiques: le monde change, comment puis-je changer exactement de la même manière? Et si le monde me contient, et que je contiens son modèle exact, ne dois-je pas aussi contenir ma propre représentation? Si A inclus B et B inclus A alors A=B. Quel intérêt d'être égal au monde?

De toute façon sur wikipedia, le point de vue de Marcel Platon est comme souvent a cote de la plaque...il se borne à comparer le corps humain au monde. Pas faux du point de vue métaphorique, mais pas super intéressant non plus hors du champ symbolique. "Oui, mon pied est comme la terre que je foule, mes nerfs comme des ramifications végétales." Bien vu, mais bof.

Secondo, je pense qu'il y a une forte intelligence a ne pas se représenter le monde de manière parfaite, mais de bien le modéliser de façon pragmatique, plutôt que de le mémoriser et de le copier bêtement. Je crois que Descartes a dit dans son discours que "La méthode est l'économie de la mémoire.". Une de mes devise!

Il est indispensable de comprendre cela quand on programme un logiciel avec des ressources limitées.
Le même algorithme peut être écrit soit de manière "simple" si on dispose de beaucoup de mémoire (comme on trie des documents en plusieurs piles si on a de la place chez soi), ou de manière complexe, plus organisée (si on n'a pas de place on minimise les piles et les mouvements pour ranger).
sur un ordinateur on peut aussi compresser au coût du temps de calcul: les données sont présentes, il faut juste un peu de temps pour y accéder et les décompresser.

Et quand je compare le cerveau a un ordinateur, cela prend encore plus de sens au niveau éducatif. On peut apprendre par cœur ou on peut systématiser, mais c'est la différence entre Rainman et Einstein (mashup: Rammstein? =) ). La mémoire n'est pas un mal, elle est indispensable sans le moindre doute pour la plus infime opération de l'esprit, mais ce n'est pas le facteur limitant le plus important: il est plus efficace d'apprendre une formule que la table de calcul.
Je pense que le cerveau humain par ses neurones, est particulièrement bon a modéliser et a généraliser de manière innée.

En revanche il y a une part de danger a déduire de telles règles non pas du monde mais du modele imparfait. Mais c'est aussi ce qui rend la vie si intéressante: toutes ces erreurs qui mènent à des résultats inattendus!
Il y a aussi une part ludique a essayer de se représenter le monde le mieux possible avec une vision déformée, partielle!

Pour Epicure, il est ainsi important d'observer la nature pour se la représenter, la "sentir", et la joie qui découle de sa compréhension est sans pareille.

On ne va pas toujours réinventer la roue, mais le chemin qui y mène sera plus facile a mémoriser si on l'a parcouru soi-même, et on y apprendra aussi beaucoup plus que la roue seule.

L'abstraction (dans le sens du principe de la boite noire) est très utile de nos jours avec la complexité croissante de la science, mais je ne comprends comment des gens peuvent programmer sans connaitre les bases du fonctionnement d'un ordinateur (mémoire, cpu, bus, stockage, système d'exploitation...).

Bon, lundi on va faire moins pratique, je vais parler un peu des dieux, j'ai deux-trois choses à en dire.

mardi, octobre 06, 2009

micro-(m)onde

En lisant les commentaires du §75 de la lettre a Hérodote ce matin, ou Epicure parle de la formation de la conscience, et en mettant ceci en perspective du Clinamen de Lucrèce (ou d'Epicure), j'ai cru apercevoir l'ébauche d'un concept qui pourrait répondre à ma question d'hier.

Il me semble en effet qu'Epicure considère la conscience comme une petite source d'entropie qui perturbe les regles definies jusqu'alors dans la lettre: vide, les corps, leurs propriétés, leurs collisions par le clinamen...

Cette exception faite sur mesure pour la conscience brise un peu l'harmonie du tout. Et ça me démange lorsqu'un beau système est un peu bancal comme ça!

En outre, je me rappelle des Simulacres d'Epicure qui étaient aussi utilisés par la conscience pour se representer les corps percus.

ET SI...

Et si la conscience etait "causée" par notre abilité de maintenir une sorte de simulacre interieur du monde, un micro-monde?

Le fait de contenir ce micro-monde en nous-même expliquerait les erreurs de raisonnement (la copie étant forcement partielle et imparfaite), et ses limitations expliqueraient la nature humaine à généraliser, à maintenir des règles simplifiées pour un modèle "contenable" dans un cerveau humain pourtant dense mais toujours quoi qu'on en dise matériel donc limité.

Les conséquences d'un tel micro-monde embarqué seraient de créer beaucoup d'entropie car chaque individu/conscience/micro-monde, comme un tourbillon perturbe la réalité, par ses misconceptions et misperceptions (pardonnez l'anglicisme), et les decisions "aleatoires" qui en découlent.
[note: m'informer sur la théorie du chaos...je vais peut-être enfin ouvrir ce livre "does god play dice?" acheté il y a des années]

Et aussi voila pourquoi il est si plaisant de "reformater" ce micro-monde: de l'entraîner en y forçant des regles de jeu différentes, qui dans certains contextes peuvent être plus efficace. Il suffit de voir quelle puissance peut découler du raisonnement par analogie et de l'imagination!