mardi, octobre 13, 2009

Leçon d'un stoïque

Marc-Aurèle résume bien ma situation actuelle:
" VII - Les accidents du dehors te distraient-ils? Donne-toi le loisir d'apprendre quelque bonne vérité, et cesse de te laisser emporter par le tourbillon. Evite aussi désormais cet autre égarement. Insensés, en effet, sont ceux qui, à force d'agir, sont fatigués par la vie, et n'ont pas un but où diriger tout leur élan et, tout à la fois, leur pensée toute entière."

Il faut donc éviter de s'éparpiller...bien appropriée pour moi cette recommandation.
Mon père était donc bel et bien un stoïque avec son "bien faire et laisser dire"!

Qu'est-ce que je faisais chez Marc-Au en ce jour d'automne?

En fait, je recherchais quelque consolation après avoir vu mon nom en tout petit dans la gazette de la Cie, noyé dans la liste de contributeurs du projet qui m'a pris une année de travail, alors qu'une demi-douzaine de personnes ont eu droit à leurs photos en couverture et un entretien d'une demi page et photo individuelle.

Vanité, quand tu nous tiens...j'ai atterri chez les stoïques qui ont toujours une phrase juste pour ce genre de sentiments. Pas de tetrapharmakon (quoique "le mal est facile à éviter" ça s'en rapproche un peu mais de loin quand-même), juste un truc qui permette de serrer les dents et de rebondir sur des bases plus positives.

Les japonais ont une chouette icône ascii pour cela: orz (le gars passif-agressif qui frappe le sol du poing en ravalant sa rage). Mais ils ont aussi le sepuku...

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