Pandore - Wikip�dia
"Au contraire, la mentalité polythéiste elle, voit Pandore comme celle qui donna à l'homme la possibilité de s'améliorer dans les épreuves et l'adversité (ce que les monothéistes appellent les maux). Elle lui donna aussi la force d'affronter ces épreuves avec l'espérance (l'espoir). Dans la philosophie païenne, Pandore est, à la fois, la source des maux, de la force, de la dignité et de la beauté, puisque l'être humain ne peut s'améliorer sans adversité."
Très intéressant ce passage, surtout à la lumière de ce que je lis en ce moment (Le mythe de Sisyphe, d'Albert Camus).
Ça se rapproche plutôt du fameux "ce qui ne me tue pas me fortifie" de Nietzsche.
En se positionnant du point de vue de Camus, en revanche, je me demande ce qu'il aurait pensé de la vision païenne.
Camus ne fait il me semble jamais preuve d'anticléricalisme primaire: il n'exclut jamais totalement ni directement Dieu, il laisse seulement le raisonnement et la logique achever leur conclusion inéluctable...qui est qu'il n'y a pas de Dieu, et que l'infini n'est qu'une illusion ou un masque qu'il faut faire tomber pour mieux affronter l'absurde réalité, qui est qu'il n'y a pas de réconciliation possible entre l'homme et son environnement.
Cela rejoint le thème que je qualifie du "Dieu-RNG": le destin malin, qui s'acharne et que l'homme affronte chaque jour.
Avec Camus soit on se voile la face et on hausse les épaules en se disant, "bah, si Dieu le veut ça ira mieux demain", soit on retrousse ses manches et on affronte la vague de face.
Et je crois qu'il y a aussi une variante "Pandoréenne" de la seconde approche qui consiste à prendre tout comme un jeu: qu'est-ce que la journée va me réserver, et m'apprendre? Cela n'empêche cependant pas de bien se préparer et d'essayer de contrôler son destin chaque jour...une révolte ludique est-elle possible?
mardi, mai 04, 2010
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